La vie pas si drôle de princesse.

Fantine lisait un livre gagné au salon Fantasy en Beaujolais quand on sonna à la porte. Sa maman partit ouvrir et il y eu un moment d’étonnement et de discussion avec la personne à la porte, ce qui intrigua la jeune fille.
« Fantine c’est pour toi, tu peux venir ? »
La petite fille se demanda qui cela pouvait être, peut être sa copine Lana. Elle fut surprise de trouver un homme assez grand habillé comme les bouffons de contes de fées, derrière lui, sur la route, se trouvait un carrosse tiré par quatre chevaux blancs.
« Bonjour gente damoiselle, Je viens vous porter l’invitation de Dame Chrysanthème, princesse des deux comtés.
– Une vraie princesse dans un château ? demanda la jeune fille.
– Un palais plus exactement, celui des fins heureuses répondit nonchalamment le majordome.
– Je vais aller dans un palais en Carrosse ?
– Oui mais tu dois ranger ta chambre, prendre ta douche et te préparer, prévint la maman de la fillette. Ce monsieur passe te prendre dans deux heures.
– Je serai prête. »
La chambre fut rangée rapidement. Par contre Fantine prit un temps certain pour prendre sa douche, se coiffer et choisir sa robe de bal, elle choisit celle de la princesse Anna d’Arendelle. Elle ne fut prête que deux minutes avant que le majordome sonna à la porte. La fillette monta dans le carrosse et demanda au palefrenier :
–      Bonjour monsieur, comment s’appellent les chevaux ?
– Ils s’appellent Olaf, Christian, Hans et Pabbie, mademoiselle, moi c’est Oaken.
– Moi c’est Fantine.
– Ce sera mademoiselle pour moi. Allons-y, Hu, Ha »
Le voyage fut assez court, mais la jeune fille ne le remarqua pas. Le palais des contes de fées semblait se trouver juste à la lisière de la ville. Fantine se pencha à la fenêtre pour admirer la vue et les portes du palais. Le carrosse s’arrêta devant un immense escalier avec un tapis rouge. Devant lui se trouvait une jeune fille de l’âge de Fantine et une dame tout habillée de noir avec une couronne noire garnie de diamants.
–      Bonjour Fantine, je suis la princesse Chrysanthème et voici ma maman la reine Sombre.
– Bonjour Madame et merci de m’avoir invitée.
– Bonjour répondit froidement la dame en noir.
– Il faut faire la révérence et dire votre majesté murmura la jeune princesse.
– Bonjour votre majesté répéta la fillette ignorant ce qu’était une révérence.
– Suivez nous, ordonna la reine.

La fillette fut ébahie de voir les gardes immobiles qui bordaient les marches de l’escalier.
Il ne faut pas leur parler, de plus ils n’ont pas le droit de répondre.
– Ils restent debout longtemps ?
– Quatre heures, après tu en as de nouveaux.

Fantine entra dans le palais et son regard ne savait où se tourner. Tout lui semblait magnifique. Puis elle regarda la salle de bal et ce fut un émerveillement : des lustres de diamant avec des bougies, de grandes tables garnies de nappes blanches avec des assiettes de toutes les couleurs remplies de gâteaux et de bonbons. La salle était pleine d’enfants en costume. Cela faisait penser à Halloween car il y avait des vampires, des sorcières et des fées. Le majordome aurait dû prévenir que c’était une soirée déguisée, la fillette aurait choisi une autre tenue.

– Je ne savais pas que c’était une fête déguisée. déclara Fantine
– Pourquoi tu dis ça ? Tout le monde est en habit normal répondit sans malice la princesse. Prends une assiette et sers toi à manger, moi je dois aller me mettre sur le trône.
– Tu en veux ?
– Je suis la princesse, les sucreries c’est pour les invités. Je n’ai le droit qu’à un gâteau et deux bonbons.
– Avec tout ce qu’il y a tu fais comment pour choisir ?
– Je laisse ma gouvernante choisir au hasard comme cela je n’ai pas de regrets.

Fantine se dit que la vie de princesse finalement ce n’était pas si drôle. Ce qu’elle vit ensuite la persuada que ce n’était pas du tout pour elle. Pendant toute la soirée alors que les enfants s’amusaient avec les clowns, les jeux de chamboule-tout ou les magiciens, la princesse était restée sur son trône triste à voir des gens défiler devant elle se courbant et tendant leur main droite. La princesse tendait la sienne et la personne l’embrassait avant de repartir et la personne suivante s’avançait. C’était interminable. À un moment une vieille dame vint voir la princesse avec une petite assiette, une minuscule part de gâteau et deux bonbons posés sur l’assiette. Fantine se dit que ce devait être sa gouvernante, elle semblait gentille. La princesse sauta de son trône et se dirigea vers la grande terrasse. Fantine se dit qu’elle devait aller la rejoindre. Elle trouva la jeune fille en train de manger son gâteau tranquillement à l’abri de la foule.
–     Ça pas l’air drôle d’être princesse.
– Pas vraiment, tu vis dans un château mais tu dois faire plein de choses pour le royaume et manger une minuscule part de gâteau en cachette.
– J’ai fait comme toi je n’en ai pris qu’un.
– Pourquoi ? Toi tu peux en manger autant que tu veux.
– Par amitié, tu m’as invitée dans un palais. Tu ne vas pas à l’école toi ?
– Non c’est l’école qui vient à moi donc j’ai droit aux leçons, aux devoirs et aux punitions mais je n’ai pas le droit de m’amuser avec mes amies.
– C’est vraiment nulle d’être princesse alors. »
Fantine se maudit d’avoir prononcé ces mots car ça avait blessé sa nouvelle amie qui ne regardait plus que le paysage.
La fillette ne savait pas comment consoler la princesse. Soudain on entendit une voix derrière elles.
Je peux vous emmener dans une maison avec tout plein de bonbons et de gâteaux si vous voulez. Nous serons de retour dans dix minutes et personne ne sera où nous sommes allées
Les deux petites filles regardèrent la nouvelle arrivante. C’était une petite fille de leur âge habillée de noir avec des ongles noirs et un chapeau pointu.
Bonjour, tu ressembles à une sorcière déclara Fantine.
– C’est que j’en suis une répondit la fillette.
– Tu peux nous amener dans une cabane remplie de sucreries et revenir avant la fin de ma pause ?
– Oui votre majesté.
– Alors on est parties
Fantine aurait voulu dire que suivre une sorcière aussi jeune soit elle n’était pas vraiment une bonne idée mais avant qu’elle n’ait pu dire un mot la jeune fille les avait transportées dans la fameuse maison. Là, la princesse ne se retint plus et malgré les demandes de la petite fille de rentrer au palais, Chrysanthème engloutissait le plus de gâteaux qu’elle pouvait. Soudain une voix d’adulte retentit dans son dos.
– Voilà donc celle que tu nous ramènes pour le diner de ce soir.
– Oui mère, deux gourmandes qui adorent les sucreries.
– Je n’ai rien mangé déclara Fantine moi, je ne voulais même pas venir, je préférais rester au palais.
– C’est vrai ? demanda la vieille sorcière.
– Euh oui mère je n’ai pas eu son accord pour l’amener répondit en tremblant la jeune sorcière.
– Tu connais la règle, nous ne pouvons piéger que les petits enfants qui demandent à venir.
– Mais l’autre a voulu venir et elle a englouti plein de gâteaux !
– Et toi petite, comment t’appelles tu ?c’est pour te mettre sur le menu.
– Je suis la princesse Chrysanthème.
– Votre majesté, mes excuses. C’est la première mission de ma fille et elle ne savait pas.
– Vous pouvez nous reconduire au palais mais avant que nous en soyons parties ?
– Oui bien sûr  votre majesté et je vous assure que ma petite Olga Yaga sera conduite chez C. pour lui apprendre les règles.
– C’est sa première fois, ne soyez pas trop sévère déclara la princesse.
– Merci votre majesté répondit Olga au bord des larmes.
– Allez mauvaise fille renvoie les au palais et ne te trompe pas ou gare à toi !
En une seconde les deux amies se retrouvèrent au Palais.
–  Finalement être la fille de la reine des cauchemars ça a ses bons côtés.
– Oui tu aurais pu finir dans le four d’une sorcière. C’est qui C., la chef des sorcières ? demanda Fantine.
– Non c’est une fée et il ne vaut mieux pas la contrarier, elle est terrible.
– Tu viens jouer un peu ?
– Si tu veux, ma pause n’est pas encore finie.
– Pause toujours et viens t’amuser.
La reine Sombre voyant que sa fille s’amusait si bien avec Fantine prévint que les audiences étaient terminées pour la soirée et les deux petites filles purent jouer ensemble pendant la nuit. Au matin Fantine se réveilla dans son lit, elle pensa avoir rêvé mais si elle avait regardé sous son oreiller un biscuit et deux bonbons lui auraient prouvé que non.

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